Palais du Parlement de Bucarest

Palais du Parlement de Bucarest

Classé dans : Monuments | 0

Le Palais du Parlement, l’un des plus grands bâtiments du monde, ne peut pas se rater quand on passe à Bucarest. Sans grand charme, on ne peut néanmoins pas nier d’avoir été impressionné face à cette montagne citadine. Alors que beaucoup de touristes souhaitent absolument savoir ce qui s’y cache, je lève le rideau, c’est le grand vide qui s’y trouve… Mais si ce grand bâtiment fut l’un des plus grands gaspillages de l’ère communiste, il ne reste pas moins un souvenir inoubliable, immuable…

 

 

A savoir pour visiter le Palais du Parlement :

 

Pour visiter le Palais du Parlement, certaines conditions s’imposent :

 

Obligation de faire une réservation pour votre visite : + 40-21-311 36 11, réalisable à l’avance, mais il vous faudra rappeler 1 jour avant pour confirmer et connaitre les heures des visites. (Voir su le site : http://cic.cdep.ro/)

 

Obligation de venir avec un document d’identité (pièce d’identité ou passeport).

 

Tarif d’entrée : En général cela dépend du tour que vous pouvez réaliser, sachant que l’on peut faire un tour classique avec en plus découverte du balcon du palais et/ou du sous-sol. Le tour standard est de 35 lei/personne (8 euros) et une taxe photo de 35lei/personne supplémentaire.

 

L’entrée se trouve du côté face au Parc Izvor. En passant la barrière, vous allez directement droit devant vous et n’avez pas à monter les marches.

 

Il existe des visites guidées (obligatoires) à différents horaires pour différentes langues, dont le français et l’anglais. Je pense aussi avoir entendu de l’espagnol et du portugais, mais à vous de vérifier. Ces visites durent 1h30 max.

 

 

A l’intérieur du Palais du Parlement :

 

Tout d’abord, je dois vous prévenir que vous ne devez pas vous attendre à découvrir l’histoire du communisme en Roumanie, ni l’histoire de Ceausescu, à vrai dire. La visite a pour but de vous donner les détails quant à la construction du bâtiment ainsi que des informations générales.

 

 

A partir de 1972, en Roumanie, on aperçoit l’arrivée de la systématisation dans les villes et villages où l’on détruit de nombreuses habitations et constructions, parfois historiques, qui sont jugées obsolètes et témoins de l’ancienne oppression du prolétariat par la bourgeoisie. On les démolit alors pour créer de beaux bâtiments gris, en béton, pour le logement de masse.

 

 

La construction du bâtiment a commencé en 1984 suite au vœu de Nicolae Ceausescu, ancien dictateur communiste de la Roumanie, qui souhaite réunir les 4 plus grandes institutions du pays en un bâtiment:

 

  • la présidence de la République (« Președinția Republicii ») ;

 

  • la Grande Assemblée nationale (« Marea Adunare Naționalǎ ») ;

 

  • le Conseil des ministres (« Consiliul de Miniștri »)

 

  • le Tribunal suprême (« Tribunalul Suprem »).

 

L’excuse pour leurrer le peuple est venue du grand tremblement de terre de 1977 qui a mis en évidence la faiblesse des bâtiments roumains actuels à résister à ce type de désastre.

 

 

Il a fallu détruite, pour laisser place au monstre, 1/5e de la ville de Bucarest, une vieille partie qui comprenait de nombreux logements historiques. C’est plus de 40000 habitants qui seront envoyés/relogés dans des bâtiments aux conditions souvent insalubres.

 

 

Pour construire Casa Poporului (« la maison du peuple » comme on l’appelle encore aujourd’hui) dans un style néo-classique, plus de 20000 personnes ont dû travailler, sous la direction de l’architecte Anca Petrescu.

 

 

Ce qui est extraordinaire, c’est de savoir que tout ce qui compose le palais du Parlement provient uniquement de Roumanie. Que ce soit le million de mètres cubes de marbre provenant d’une carrière de Transylvanie, les cristaux de Medias ou les rideaux de soie confectionnés par des monastères du pays.

 

 

Bref. Toujours est-il que Ceausescu ne verra jamais son projet mené à terme et que certaines salles ne sont à l’heure pas encore finies. Le palais, malgré avoir été pillée en 1989 durant la Révolution, continue de se construire. Il abrite le Sénat et la Chambre des Députés, ce qui explique qu’il soit tant surveillé.

 

 

Durant votre visite, vous découvrirez plusieurs salles de tailles impressionnantes, mais je préfère laisser ce plaisir à votre guide.

 

 

Symbole du régime Communiste, le Palais du Parlement a été conservé par nécessité, mais aussi, implicitement, comme symbole de ce que le peuple roumain ne veut plus endurer. Les roumains ont traversé de nombreuses histoires, ont été dominés par de nombreuses personnalités et civilisations mais garderont toujours ces souvenirs bien proche d’eux pour ne jamais reproduire d’erreurs.

Laissez un commentaire