voyage en arges

Voyage en Arges – Roumanie

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Durant le mois de novembre 2015, Oana et moi avons réalisé un voyage en Arges organisé par « Scoala Iubirii », l’école de l’amour. L’objectif était de découvrir certains beaux lieux du département, que je vous fais découvrir à mon tour dans cet article…

 

 

L’école de l’amour, comme se prénomme le groupe qui organise une multitude d’évènements, est née de la rencontre entre Bogdan, homme au savoir immense caché par le silence pieux, qui ne demande qu’à voir le jour, et sa compagne Andreea, énergique, ayant soif d’expérience que son feu intérieur doit éprouver, partager.

 

 

Leur objectif ; éclairer le chemin spirituel de chacun, avec toujours comme base l’amour. Partage de cultures et philosophies (christianisme, taoïsme, yoga, chamanisme…)

 

 

L’évènement auquel nous avons participé avec Oana nous a mené à différents lieux spirituels des Judet (régions) de Dambovita et Arges, je vais vous compter l’histoire…

 

 

Nous nous sommes rejoint tôt le matin, afin de partir en Microbus et profiter au maximum de la journée, qui s’est avérée très pluvieuse. Nous étions 9 participants, j’avoue pour ma part ne pas avoir communiqué, toujours difficile avec mon niveau de roumain, mais ce n’était pas réellement important, nous n’étions pas là pour socialiser, sinon avec nous-mêmes.

 

 

Durant ce voyage en Arges, nous sommes passés en premier lieu au Schitul Negru Voda, dans la vallée Cetatuia. Sur une petite colline, parmi tant d’autres, repose un petit hameau, érigé autour du lieu saint. Manastirea Cetatuia Negru Voda. Pour y aller, il vous faudra zigzaguer sur un chemin sinueux entre d’énormes rochers et à travers bois. Vous aurez à suivre les différentes étapes du chemin de croix de Jésus, à travers des panneaux de bois, éclairés de bougies. En haut, la vue est très belle, et vous pourrez vous recueillir à presque 900m d’altitude, dans une grotte secrète, aménagée en lieu saint. Il nous était possible de participer à un exercice de méditation, basé sur des respirations lentes, les yeux fermés. Je ne peux pas vraiment vous expliquer étant donné que je n’ai pas tout compris… Oana et moi avons préférés nous amuser à nous courir après, en harmonie avec ce qui nous entourait. Une peinture Dace est aussi à apprécier, en prenant un petit chemin qui passe par derrière.

 

 

Notre second arrêt s’est fait au monastère de Namaiesti. Creusé à moitié dans la roche, il s’échappe du bâtiment une étrange sensation. Après avoir traversé un petit village charmant pour les gens qui ont souhaité se rapprocher du lieu, nous sommes entrés dans l’édifice, où se déroulait une étrange cérémonie.

 

 

Alors qu’un prêtre psalmodie dans un coin de la pièce, une quinzaine de pratiquants se trouvent prostrés en file indienne menant au prêtre. L’objectif de ce rite m’est inconnu, mais la rigueur et la dévotion des praticiens m’a captivée. L’intérieur du bâtiment est décoré d’une multitude d’objets dorés, et cerclé de sièges en bois magnifiquement sculptés.

 

 

Notre 3ème arrêt s’est fait au monastère Corbii de Piatra, lui aussi érigé dans la pierre, comme une maison Troglodyte. Offrant une belle vue sur le petit village de Corbii, ce lieu reste pour certains croyants, l’endroit où « Dieu aurait déposé sa pomme ». Par d’autres, c’est là où se trouvait Gezivada, le château fort du roi Dace Dromichetes, dont les légendes racontent que les tours griffaient le ciel, et que le soleil perdait son éclat face au resplendissement de ses richesses.

 

 

L’intérieur du lieu rocheux cache un hôtel et des peintures rupestres de saints. Nous avons réalisé un second rituel tout aussi incompris par moi, il était question de penser aux personnes qui nous sont chères, ce que j’ai fait…:)

 

 

Pour finir ce voyage en Arges, nous nous sommes arrêtés à Curtea de Arges, qui est l’une des anciennes capitales de la principauté de Valachie, fondée au XIV siècle par le Prince Rodolphe le Noir.

 

 

L’épiscopale est l’une des plus grandes attractions touristiques de Roumanie, en tant que lieu saint. En effet, construite au 16 ème siècle, elle abrite les tombes des premiers rois de Roumanie.

 

 

L’architecture est unique, de style byzantin, sa particularité première repose dans ses tours torsadées. Malgré les fentes qui la parent, très peu de lumière pénètre dans le lieu. L’intérieur est éblouissant ; dorures, peintures colorées aux mille regards, colonnes de marbres et parterres en carrelage…

 

 

Une légende est liée au bâtiment ; on raconte que le maitre maçon de l’église, Manole, n’arrivait pas à poser la dernière pierre du bâtiment, qui finissait toujours par s’écrouler. Inspiré sûrement, celui-ci a emmuré son épouse vivante afin de briser la malédiction, et cela a fonctionné ! Mais le Prince Basarab V, qui voyait cela d’un mauvais oeil, a décidé de punir l’architecte en le faisant enfermer sur le toit de l’église. L’architecte a voulu s’enfuir, mais s’est écrasé non loin, faisant jaillir une source là où sont corps est tombé. Il s’y trouve maintenant un puits (fantana lui Manole).

 

 

C’est ainsi que se termine ce premier voyage en Arges avec des roumains, que j’ai fort apprécié, simplement en regardant les gens 🙂 Coût : 149lei (soit 35 € environ).

 

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