Le musée National George Enescu

Le musée National George Enescu

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Le Musée National “George Enescu”, aussi nommé le Palais Cantacuzino, cache en ses murs l’hommage que l’on a fait au plus grand des artistes musicaux de la Roumanie, le compositeur George Enescu.

 

 

Le musée se trouve dans la belle avenue de Bucarest, Calea Victoriei. C’est ici qu’entre 1901 et 1903, l’ancien maire de Bucarest et fils d’une grande lignée, Gheorghe Grigore Cantacuzino, le fit construire dans un style architectural luxueux et raffiné de la Belle Époque.

 

 

D’extérieur, le palais en impose par son style subtil et grandiose. Des statues d’anges et de petits cupidons viennent dessiner le devant du palais et gardant l’entrée, deux grands lions de pierre trônent fièrement. Une particularité doit être mentionnée, le magnifique auvent qui ombrage l’entrée, chose empruntée au style de l’Art Nouveau.

 

 

Pour pénétrer dans la cour du palais, ne soyez pas craintif et forcez la porte non cadenassée du portail qui est dure à ouvrir. Entre dans le palais, vous aurez à payer un billet à 6lei / personne et peut-être aussi, la taxe photo de 30 lei. La visite se fait en toute autonomie, on vous fournira tout de même un descriptif global du monument qui ne vous servira néanmoins pas à comprendre tout ce que cache le musée. Malheureusement, les informations sont seulement en roumain. Je vais donc tâcher de vous compter l’histoire de ce merveilleux artiste au talent indéniable…

 

 

Histoire de George Enescu :

 

Né le 19 Août 1881, George Enescu a démontré dès ses 4 ans un talent incroyable pour la musique. Son père le présente au compositeur Edouard Caudella qui le prend sous son aile. Il étudiera en premier lieu au conservatoire d’Iasi avant de partir pour Vienne étudier avec des professeurs de renom. A 12 ans, il est déjà considéré comme l’enfant prodige et donne des concerts de toute beauté.

 

 

Il s’établit en 1895 à Paris où sa carrière musicale s’envole. Une fois ses études terminées, il retourne en Roumanie (la première guerre mondiale faisant rage à cette époque) et fera profiter à son pays natal d’œuvres musicales telles que la Neuvième Symphonie de Ludwig Van Beethoven. En 1913, il joue au château de Peles pour la reine Carmen Sylva et jouera aussi des concerts de bienfaisance pour la Croix-Rouge.

 

 

Après la guerre, Enescu partage sa vie entre la France et la Roumanie. Il se marie en 1937 avec la veuve de Mihai G. Cantacuzino (fils de Gheorghe Grigore Cantacuzino), Maria. C’est ainsi qu’entre 1945 et 1946, George Enescu et sa femme vivront dans la maison derrière le palais de Cantacuzino. Je mentionne aussi que George Enescu possédait une maison d’été à Sinaia où l’on retrouve très bien conservés les biens du monsieur et que l’on peut visiter.

 

 

En 1955, George Enescu meurt, mais son héritage et ses œuvres, elles, ne disparaîtront jamais et sa femme Maria fait, dans la même année, don du palais à l’état roumain dans le but d’y créer le musée dédié à la mémoire du compositeur.

 

 

Le musée George Enescu :

 

Sur une ambiance poétique, les œuvres de l’artiste emplissent l’air de douceur et de talent. On retrouve une grande collection d’objets et de documents concernant l’artiste ; des vouchers pour assister aux concerts de l’artiste, pancartes publicitaires, articles de journaux, disques, médailles, tableaux et tenues de l’artiste ne sont qu’une ébauche de ce qui se trouve réellement ici. Les pièces sont somptueusement décorées de gravures, tantôt de bois, tantôt de plâtre. Dans la dernière salle, le plafond est décoré d’une peinture murale angélique et on peut suggérer que des musiques de chambres y sont jouées.

 

 

La visite ne s’arrête pas là, car sorti du palais, il vous est possible de pénétrer dans la maison où l’artiste se logeait avec sa femme, au derrière. On note dans quelle modestie l’artiste vivait, de petites chambres décorées d’objets musicaux et religieux. Voyez par vous-mêmes les photos…

 

 

En résumé, le musée est un petit chef d’œuvre et nous envoie à une autre époque. Il n’est qu’une petite part de l’histoire de la Roumanie, mais à travers le travail passionné de cet artiste, on ne peut nier l’apport artistique qu’a offert la Roumanie au reste du monde… Pour passer une douce et romantique journée, faire un passage à ce musée rajoutera une belle ambiance et sachez-le, « La musique est comme le vent, elle ne s’arrête jamais, c’est vous qui vous arrêtez d’écouter »…

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