Targoviste chindia

Targoviste, ancienne capitale de Roumanie proche de Bucarest

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Parce que Targoviste fut l’ancienne capitale de Roumanie, on y retrouve de nombreux monuments historiques, preuvent du passage de Vlad Tepes, alias Dracula.

 

Targoviste, une ville riche en patrimoine historique, entre Bucarest et Brasov

 

Profitant de la venue de mon petit frère en Roumanie et du jour libre de mon père, j’ai organisé un voyage d’une demi-journée à Targoviste, dans le département de Dambovita. Car nous devions passer à Ploiesti avant d’y aller, nous avons mangé là-bas, puis avons pris la route vers l’ancienne capitale roumaine. En totalité, je dirais 3 heures de route.

 

 

La ville possède un très beau patrimoine, comptant un monastère, des églises, un musée d’histoire et l’ancienne cour princière de Roumanie que nous avons visité en 1 à 2 heures.

 

L’histoire de Targoviste

 

Targoviste est apparue à la fin du XIV ème siècle sous le règne du voïvode Mircea l’Ancien (Mircea cel Batran). Il y avait installé ses demeures, une église, et le tout ceinturé d’une muraille et de tours de défense.

 

 

La place a ensuite évolué au fil des nouveaux princes de Valachie, dont certains ont marqué le lieu par leur histoire ou encore par les améliorations architecturales qu’ils y ont appliqués.

 

 

On pense par exemple à Vlad Dracul (le diable) (prince de 1436 à 1447), qui a fait construire la tour Chindia et la première cour princière. Il était le père de Vlad Tepes. Célèbre sous le nom de « Dracula », il faisait empaler ses ennemis.

 

 

Mais c’est surtout le prince Petru Cercel (prince de 1583 à 1585) qui marquera un gros changement en faisant construire une nouvelle cour princière, la grande église princière et les jardins.

 

Description de la cour princière et de ses nombreux monuments

 

Informations logistiques sur la cour princière de Targoviste

La zone en question se trouve au Nord-Ouest de la ville, peu de difficultés à la trouver, tout est indiqué. Si vous en avez la vue, visez la grande tour de briques rouges.

 

 

Après vous être garés très facilement, vous devez passer la porte principale fortifiée, côté Est. Sous la porte, vous trouvez la liste des voïvodes qui ont résidé en ces lieux. De 1386 à 1714, il y en a eu beaucoup, et le dernier fut Constantin Brancoveanu.

 

 

On vous demande de payer 10 lei pour l’entrée et 15 lei pour la taxe photo, sachant que vous n’êtes pas obligés de payer si vous utilisez votre appareil photo.

 

 

En prenant directement à droite après être entré, vous vous dirigerez vers la petite église du Vendredi Saint. Sur le chemin, vous retrouverez des panneaux décrivant ce qu’il y a à voir, ceci en roumain et anglais.

 

Le long d’un mur, on peut retrouver certains vestiges du passé ; des stèles et morceaux de colonnes avec de fins reliefs dessinés.

 

L’église du Vendredi Saint

 

L’église du Vendredi Saint se trouve cachée derrière de grands épicéas. Elle est la seule église de Roumanie datant du XV siècle à avoir pu être conservée dans son état d’origine. Elle abrite aujourd’hui encore la tombe de la femme du prince Constantin Serban (prince de 1654 à 1656), à savoir Dame Balasa. L’église était fermée quand nous sommes passés, c’est malheureux car on trouve à l’intérieur un trône en bois sculpté du blason de la Valachie ; un rapace avec une croix dans le bec, la lune à sa gauche et le soleil à sa droite.

 

La petite maison à gauche de l’église servait à Dame Balasa pour accueillir les chrétiens démunis demandeurs d’asile. Celle-ci était aussi fermée et semble maintenant servir d’entrepôt.

 

L’église princière de Targoviste

 

Ensuite, nous sommes allés visiter la grande et impressionnante église princière. Tout autant en extérieur qu’en intérieur, celle-ci est magnifique. Les fresques intérieures recouvrent tous les murs et malgré qu’elles soient un peu dégradées à certains endroits, elles propagent encore très bien leurs belles couleurs. C’est la lumière venant du haut des tours qui vient les illuminer. Petru Cercel, ancien prince de Valachie du XVI siècle, aura été inspiré par ses voyages en Italie. Sous ses seuls 2 ans de règne, il aura fait construire l’édifice et beaucoup plus encore !

 

La cour princière, des ruines qui en disent long

 

Accolées à la grande église, on retrouve les ruines de la cour princière. Celle-ci a été détruite en 1659 par Gheorge Ghica par ordre du sultan ottoman, « La sublime porte », car Targoviste tenait un rôle trop important de résistance contre l’envahisseur turc.

 

 

Constantin Brancoveanu a été le dernier prince à l’habiter, mais à sa mort, c’est toute la ville qui s’est éteinte petit à petit, remplacée par Bucarest, nouvelle capitale roumaine.

 

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La cour princière de Targoviste.

 

C’est donc un ensemble de murs que vous retrouverez à votre visite. On peut tout de même se l’imaginer dans le passé, grandiose. On soupçonne qu’il y avait des bals et banquets tenus dans les grandes salles. On pouvait se promener sur une terrasse extérieure qui donnait vue sur les jardins princiers. Ah si j’avais été prince à cette époque !

 

La tour Chindia, heritage de la famille Dracul

 

Pour finir, il y a la tour Chindia. Elle est le symbole de Targoviste et cela se comprend, elle est vraiment imposante. Elle a été construite au XV siècle par Vlad Dracul en tant que point défensif. Elle faisait partie intégrante de la cour que Vlad avait construit avant Cercel.

 

Son nom, « Chindia », signifierait crépuscule, et lui viendrait du fait qu’elle servait aussi de clocher au XVII ème siècle. Le son qu’elle émettait devait donc être un peu spécial.

 

La tour fait 27 m de haut et 8.5 m de diamètre. Elle est construite en brique rouge. Ce n’est plus l’originale, elle a en effet été restaurée au XIX ème siècle.
A l’intérieur, vous montez un escalier en colimaçon assez étroit et traversant 2 étages où vous pourrez faire une pause en appréciant des documents explicatifs sur l’histoire des princes Vlad Dracul et Vlad Tepes.

 

Le sommet de la tour offre une superbe vue de la ville et plus particulièrement des différents monuments de l’ancienne cour. Vous apercevrez aussi, perdu dans la ville, le monastère Stelea, repérable à sa grande église blanche criblée de pierres colorées.

2 Responses

  1. Dutrieu Sylvie

    Vous venez d’ajouter une ligne de plus aux endroits que je désire visiter cet été en Roumanie 😀

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